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Send Help : le retour timide d’un cinéaste démesuré
Send Help est une série B efficace, parfois drôle, où le gore sert réellement la comédie et où les acteurs sont justes. Mais venant de Sam Raimi, maître de la comédie horrifique, le film laisse un goût d’inachevé. Plus qu’un mauvais film, c’est une grande déception.
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Critique The Mastermind : Kelly Reichardt détourne le film de braquage
The Mastermind détourne les codes du film de braquage pour en faire le portrait d’un homme en décalage permanent avec son époque. En situant son récit dans l’Amérique des années 70, Kelly Reichardt transforme un simple casse en réflexion sur l’art, la marginalité et le refus du compromis. Lent, précis, à contre-courant des standards contemporains,…
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Aucun autre choix : tuer pour garder sa place
Aucun autre choix n’est peut-être pas le meilleur film de Park Chan-wook, mais il confirme la capacité du cinéaste à renouveler ses obsessions, violence, culpabilité, domination, dans des registres inattendus. En choisissant la comédie pour parler d’un sujet aussi sombre que l’obsolescence sociale, il signe un film à la fois drôle, cruel et profondément contemporain.Une…
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Marsupilami : vendre la jungle à une compagnie de croisière
Marsupilami n’est pas seulement une comédie lourde. C’est un film qui trahit l’esprit de son matériau d’origine pour le transformer en support commercial. Le voir triompher au box-office pose une question plus dérangeante : le niveau de la comédie française est-il tombé si bas que ce type de film puisse aujourd’hui être célébré, là où…
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À pied d’œuvre : créer, coûte que coûte
À pied d’œuvre est un film profondément touchant, formellement maîtrisé et porté par un acteur remarquable. En adaptant avec finesse le roman de Franck Courtès, Valérie Donzelli signe ici son premier grand film, celui où toutes ses intentions, narratives, esthétiques et émotionnelles semblent enfin converger. Un film qui parle de création, de solitude et de…
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Retour à Silent Hill : le retour d’un cauchemar que l’on aurait préféré oublier
Il existe des mauvais films auxquels on peut reconnaître un certain charme, une forme de maladresse attachante ou un plaisir coupable. Retour à Silent Hilln’en fait pas partie. Scénario indigent, acteurs à la dérive, mise en scène sans vision, esthétique catastrophique : rien ne fonctionne. Le film échoue aussi bien comme adaptation que comme œuvre…





